KIMO INVESTISSEMENTS

Je joue aux échecs depuis des années.

Pas pour les trophées. Pour ce que le jeu m’oblige à faire : réfléchir avant d’agir, anticiper les conséquences, et accepter que chaque décision a un coût et même l’absence de décision.

Un jour j’ai réalisé que les plus grandes citations des maîtres d’échecs ne parlaient pas vraiment d’échecs. Elles parlaient de la vie. Des affaires. Des décisions qu’on prend ou qu’on évite. Et surtout elles parlaient d’immobilier. Mon terrain. Mon quotidien chez KIMO INVESTISSEMENTS.

Voilà ce que sept maîtres m’ont appris. Et ce que mes clients ont confirmé. 

 

# 1. On commence avec une théorie. On finit avec son caractère.

— La Nouvelle Régence, 1860

C’est la citation que je préfère donner aux clients qui démarrent. Tout le monde arrive avec un plan. Un budget précis. Un type de bien. Un quartier. Un rendement cible. Une idée très claire de comment ça va se passer. Et puis le terrain parle.

Le bien idéal est déjà vendu. Le quartier rêvé dépasse le budget. Les travaux coûtent le double de ce qu’on imaginait. Le notaire annonce une contrainte qu’on n’avait pas vue. Ce moment là c’est le vrai début de l’investissement. Pas quand on signe. Quand on choisit de continuer malgré ce qu’on n’avait pas prévu.

J’ai vu des profils parfaits sur le papier abandonner à la première résistance. Et des profils moins évidents aller au bout parce qu’ils avaient quelque chose que les chiffres ne mesurent pas. Le caractère. C’est lui qui finit la partie. Pas la théorie.

 

#2. Il n’est pas nécessaire de bien jouer. Il suffit de mieux jouer que son adversaire.

— Siegbert Tarrasch

Dans l’immobilier votre adversaire ce n’est pas le vendeur. Ce n’est pas la banque. Ce n’est pas le marché. C’est le temps. Et plus précisément c’est l’investisseur qui attend d’avoir toutes les conditions parfaites réunies avant de se lancer.

Celui qui veut le taux parfait, le bien parfait, le moment parfait. Il n’existe pas. Ce que j’observe sur le terrain c’est simple : ceux qui avancent avec une stratégie imparfaite mais cohérente écrasent systématiquement ceux qui attendent la perfection.

Pas besoin d’être le meilleur investisseur de France. Juste d’être un coup devant votre situation actuelle. C’est tout ce que ça demande.

 

#3. Roquez parce que vous le voulez ou parce que vous le devez. Mais pas parce que vous le pouvez.

— Harry Nelson Pillsbury

Le roque c’est le seul mouvement aux échecs qui protège deux pièces en même temps. Le roi. La tour. Position sécurisée. Avenir préservé. Mais le faire au mauvais moment, juste parce que la règle l’autorise, c’est se donner l’illusion d’être en sécurité.

J’ai des clients qui sont venus me voir avec une capacité d’emprunt solide, un apport disponible, et une envie d’investir. Tout était là. Sauf la stratégie. Investir parce qu’on en a les moyens sans savoir pourquoi, pour quoi, et vers quoi c’est le roque du débutant. Ça protège à court terme. Ça fragilise à long terme.

La vraie question avant tout investissement n’est pas « est-ce que je peux ? » Elle est « est-ce que je dois et pourquoi maintenant ? » C’est la première chose qu’on clarifie ensemble chez KIMO avant de chercher quoi que ce soit.

 

#4. Gagner une partie gagnante est la chose la plus difficile aux échecs.

— Frank Marshall

Celle-là je l’ai vécue concrètement. Un client trouve le bien idéal. Emplacement parfait. Prix négocié. Rendement solide. Tout le monde est aligné. Et là quelque chose d’étrange se passe.

Il commence à douter. Il cherche des défauts qu’il n’avait pas vus avant. Il demande un deuxième avis. Puis un troisième. Il renégocie un point mineur. Il demande un délai supplémentaire.

Il avait une partie gagnante entre les mains. Et la transformer en victoire concrète signer, avancer, assumer c’est devenu le moment le plus difficile.

Marshall avait tout compris. La pression du gain est parfois plus paralysante que la peur de la perte. Mon rôle à ce moment là n’est pas de pousser. C’est d’ancrer. De rappeler pourquoi on est là. De sécuriser la décision avec des faits. La partie est gagnée. Il faut juste la finir.

 

#5. Perdre peut vous convaincre de changer ce qui n’a pas besoin d’être changé. Gagner peut vous convaincre que tout va bien même si vous êtes au bord du gouffre.

— Garry Kasparov

C’est la citation la plus dangereuse de cette liste. Parce qu’elle décrit deux erreurs opposées que je vois régulièrement.

Le premier profil : quelqu’un a tenté un investissement qui n’a pas bien marché. Locataire difficile. Travaux imprévus. Rendement décevant. Conclusion ? « L’immobilier c’est pas pour moi. » Il abandonne une stratégie globalement saine à cause d’une exécution imparfaite.

Le deuxième profil : quelqu’un a un bien qui tourne. Les loyers rentrent. Pas de souci apparent. Conclusion ? « Tout va bien. » Il ne regarde pas la fiscalité qui le ronge. Il ne voit pas que son bien se déprécie. Il ne construit rien de nouveau.

Kasparov ne parle pas d’échecs ici. Il parle de biais cognitifs. De la façon dont nos résultats déforment notre lecture de la réalité. Sur le terrain les meilleurs investisseurs que j’accompagne ont un point commun. Ils ne laissent ni leurs succès ni leurs échecs définir leur stratégie. Ils regardent les chiffres. Ils ajustent. Ils avancent.

#6. Les attaquants peuvent parfois regretter de mauvais coups. Mais il est bien pire de regretter pour toujours une occasion que vous avez laissé passer.

— Garry Kasparov

Je garde celle-là pour la fin.

Parce que c’est elle qui résume tout. Aux échecs un mauvais coup se corrige. La partie continue. On apprend. On s’adapte. Mais l’occasion qu’on laisse passer elle ne revient pas.

Et c’est le « pour toujours » de Kasparov qui fait mal. Pas l’erreur. L’inaction. En cinq ans sur le terrain en PACA j’ai rencontré deux types de personnes. Ceux qui ont tenté, parfois mal, parfois bien mais qui ont une histoire à raconter et un patrimoine qui existe.

Et ceux qui m’appellent en disant « j’aurais dû » en parlant d’un bien qu’ils avaient visité il y a trois ans. D’un quartier qu’ils avaient repéré avant tout le monde. D’une opportunité qu’ils avaient laissé passer parce que le moment n’était jamais tout à fait parfait. Le mauvais coup se pardonne. L’occasion manquée elle, elle reste.

 

Ce que les échecs m’ont vraiment appris À décider. À accepter que chaque mouvement a un coût. Que les erreurs sont inévitables, que le gagnant c’est celui qui fait l’avant dernière erreurs. Que les sacrifices sont parfois nécessaire. Et que la partie ne se joue pas contre le marché elle se joue contre soi-même.

Chez KIMO INVESTISSEMENTS c’est exactement ce qu’on fait ensemble. On clarifie où vous en êtes. On construit une stratégie qui tient dans la durée. Et on avance pas parce que le moment est parfait, mais parce que le bon coup au bon moment change tout.

N’hésitez pas à partager vos citations d’échecs ou encore mieux de votre expérience dans l’immobilier !

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